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// Dim 30 Oct - 22:59
FRANCE


Dernière édition par Ewald le Mar 16 Mai - 20:12, édité 1 fois
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// Dim 30 Oct - 23:00
"Gauche.", lança soudainement Arthur.
Peter regarda à droite. "Hein?"
Arthur ne put s'empêcher de rire avant d'embrasser tendrement Peter. "Laisse." Peter le regarda, incrédule, avant de grimacer. "Tu m'soules.", dit-il ironiquement. Arthur lui tira la langue et lui ébouriffa les cheveux. Il sentit son cœur s'apaiser en comprenant que Peter n'avait pas remarqué la présence d'Allen de l'autre côté du piéton.

"Pourquoi est-ce que tu les déchires?", demanda Peter en ramassant les bouts de papier déchiquetés au sol, "ils sont magnifiques."
Arthur posa sa tête sur le ventre de Peter et ferma les yeux.
"Ils sont immondes. Les traits grossiers, les ombres pas assez réalistes. Je sais même pas comment tu fais pour trouver ca beau."
Peter lui caressa doucement la tête. "N'te concentre pas sur ce qui te dérange, mais sur ce qui te plait. Tu peux toujours retravailler tes ombres et les traits, les affiner ou les épaissir selon ce que tu veux faire. Un seul coup de gomme et tu peux faire d'autres merveilles."
Arthur rouvrit à moitié les yeux et frotta sa tête contre Peter, qui ria doucement.
mais je suis incapable de dessiner la seule merveille qui est en face de moi chaque matin.
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// Dim 30 Oct - 23:02
arthur enlaçait la taille de thom avec une tendresse qui lui était propre. il voyait ses larmes comme des petits glaçons roulant le long de ses joues trempées. s’enivrant de son parfum, ses mains se glissaient dans son dos pour lui offrir des caresses réconfortantes.
il pouvait le sentir.
du fin fond de son âme, il pouvait le sentir.
le coeur brisé de thom.
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// Dim 30 Oct - 23:08
Assis côte à côte, ils restaient chacun de leur côté. Peter sur son portable, Arthur à regarder par dessus son épaule, dans l'espoir d'y lire quelque chose d'intéressant. Peter ne fit que répondre brièvement et le plus rapidement possible aux sms qu'on lui avait envoyé et qu'on lui envoyait. Parfois, il restait les doigts au dessus du clavier avant de revenir en arrière, d'aller sur une autre conversation pour ensuite déverrouiller son téléphone. Lorsqu'Arthur pensait qu'il se ferait coincé à regarder son portable, il se raidissait et regardait quelque part dans le métro. Soudainement, Peter s'appuya peu à peu sur l'épaule d'Arthur au fur et à mesure qu'il s'endormait, et Arthur ne le réalisa même pas. Il restait juste immobile, comme paralysé, en se rendant compte que celui qu'il aimait dormait sur lui, comme si de rien n'était. C'était comme un signe, Dieu qui lui disait que c'est bon, c'était conclu, le mariage pour tous était permis et qu'il pouvait se sentir heureux d'être resté sur Terre rien que pour cet unique instant. Arthur se relaxa en même temps que les stations passaient, et il pria pourvu que le moment dure une éternité. Il ne s'arrêta même pas là où ils étaient supposés s'arrêter, aux Tuileries, et préféra se trouver une excuse en se laissant emporter par les bras de Morphée. Il posa sa tête sur celle de Peter et ferma les yeux en tentant de contrôler sa respiration et les battements de son coeur, surexcité par cette situation dont il avait toujours rêvé.

(edit) amen jai cru que j'avais posté un truc sans m'en rendre compte alors que c'était toi je hurle bisou sur la fesse gauche
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// Dim 30 Oct - 23:13
tout avait été si morne. si dépourvu de sens. si inutile.
mais quand Peter est apparu, la Terre entière pouvait tourner correctement. il avait ce don de déclencher un sourire automatique à Arthur. quand il rentrait le soir, exaspéré et sur les nerfs, il suffisait de le découvrir, ronchonnant, en trait de râler devant son écran de portable. cette simple vision faisait souffler Arthur du nez. il était tellement adorable et amusant, que l'anglais ne résistait pas à l'envie de se glisser silencieusement à ses côtés pour venir embrasser ses lèvres. il resterait près de lui pendant plusieurs minutes, à somnoler contre lui, tandis qu'il lui lirait à voix haute les nouveautés de la journée.
et toute la lourdeur de la journée s'envolerait par le simple contact de sa main contre la sienne.
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// Lun 31 Oct - 11:07
Arthur posa sa main sur la poignée de la porte et hésita.
est-ce que Peter l'aime, aujourd'hui?
est-ce qu'il va encore souhaiter sa présence?
est-ce qu'il sera toujours aussi triste?
est-ce qu'il, est-ce qu'il, est-ce qu'il
Arthur baissa la tête et prit une grande inspiration, puis poussa finalement la porte.
à peine fut il entré que Peter lui sauta dessus, le serrant dans ses bras de toutes ses forces. "J't'attendais." Arthur haussa les sourcils, puis se laissa étreindre, silencieusement, pour enfin enfouir son visage contre la nuque de son amant. Ses lèvres s'étirèrent dans un sourire alors qu'il sentit les baisers du français atteindre son cou.
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// Lun 31 Oct - 20:20
Peter attendait patiemment, accoudé au comptoir d'un bar, en train de boire une bière. Il vérifiait régulièrement son iPhone, bien qu'il ne recevait aucun message, il s'occupait à changer d'applications pour se balader entre ses messages, ses appels et Facebook. Il tapotait nerveusement du pied et jouait avec ses doigts sur la surface lisse du comptoir. Le temps long, il soupira quand soudainement, une voix familière l'interrompit.
"Peter?"
Celui-ci se retourna et sentit son cœur s'effondrer en reconnaissant le visage de celui qui avait brisé ses trois dernières années.
"Allen?"
Peter s'apprêta à partir précipitamment, mais Allen posa sa main sur son épaule pour l'inciter à rester.
"Petey, j'ai besoin de te parler."
"M'appelle pas comme ça. Y'a rien à dire."
Allen soupira et s'installa à ses côtés pour commander lui aussi une bière -peu habituelle, lui qui préférait toujours s'abstenir de boissons alcoolisés.
Il tenta d'attraper son regard fuyant, cherchant un échappatoire sur son téléphone, qui ne lui fut d'aucune utilité lorsque Allen posa sa main sur le portable de Peter pour l'empêcher de regarder ses notifications.
"Peter, arrête de faire l'enfant et écoute moi."
"J'ai pas envie.", le coupa Peter, "Je t'ai déjà tout dit la dernière fois, t'as voulu joué la face de celui qui en avait rien à faire, t'assumes maintenant."
"Peter, tu sais que j'n'aime pas tourner en rond."
"Mais justement!", cria soudainement le français, qui se leva en faisant reculer bruyamment sa chaise, "Justement Allen, tout ce que tu fais, c'est tourner en rond en te persuadant que tu t'en fous, tu continues à garder ta façade jusqu'à ce que ce qui t'entoure s'effondre, et c'est que maintenant que tu t'rends compte que ça va pas marcher comme ça parce que, Allen, j'ai déjà essayé plusieurs fois et ça n'a fonctionné en rien, en rien tu n'as essayé de changer, en rien tu n'as essayé de m'retenir, mais maintenant c'est bon, j'en ai marre, j'en ai eu marre de me faire traiter comme une sous-merde au gré de tes humeurs et de tes caprices. Si tu veux faire l'adulte, fais-le et arrête. Arrête juste."
Allen serra les poings et pinça les lèvres. "Peter, arrête de faire autant de bruit et rassied-toi qu'on en parle calmement."
"Non!", lui lança Peter, "Tu penses que c'est en me donnant des ordres que j't'écouterai ? Laisse tomber, c'est mort Allen, arrête. Arrête ton cinéma, arrête tes jeux de cache-cache, tes jeux de je t'aime-moi non plus parce que jen ai marre, marre de me donner pour des choses sans fin, qui n'feront que se répéter pARCE QUE T'ES PAS FOUTU DE FAIRE UN PUTAIN D'EFFORT!"
Allen l'attrapa par le bras et l'entraîna dehors, la poigne serrée autour de l'avant-bras de Peter. Une fois dehors, il commença.
"Iain, je suis désolé. Désolé de t'avoir fait du mal, désolé d'avoir été un abruti, désolé d'avoir tout fait foiré. J'suis désolé. Tu comprends ? Je réalisais pas à quel point je tenais à toi jusqu'à ce que je pense te perdre pour de bon parce que je t'ai réellement perdu, et c'est que là que les conséquences ont commencé à me tomber dessus. Quand je me levais, il n'y avait personne pour m'embrasser et me dire bonjour. Quand je mangeais, il n'y avait personne pour me regarder avec un sourire aux lèvres et m'aimer. Quand je travaillais, il n'y avait personne pour être à mes côtés, m'emmerder et m'envoyer des sms à tout bout de champ. Quand je rentrais, il n'y avait personne pour me demander si j'allais bien. Quand je remangeais, il n'y avait personne pour mettre des dessins animés à la place des infos. Quand je dormais, il n'y avait personne pour s'accrocher à moi et m'aimer. Quand je baisais, il n'y avait personne qui m'excitait à m'en faire bander. Quand je veillais, il n'y avait personne à mes côtés pour rester à mes côtés pour ne pas que je me sente seul. Et je veux que tu te rendes Peter. Ce personne, c'était toi. C'était toi et rien que toi. Et quand j'ai commencé à ressentir ce vide dans ma poitrine, j'ai, j'ai réalisé à quel point t'étais tout ce dont j'avais toujours eu besoin. Plus que le café, plus que la photographie, plus que moi-même. Rien n'arrivait à combler le vide de ta présence. Peter, s'il te plaît."
Le cœur du français frissonna en se rendant compte que la main du blond s'était mise à trembler sur son avant bras. Inconsciemment, il posa son autre main sur celle du blond et, comme pour lui dire qu'il était là, l'attira contre lui.
"Peter, Peter."
Il répétait son nom dans un murmure qui rappela à celui-ci tous les moments et les instants passés en sa présence, les hurlements, les cris, les larmes, les sourires, tout se confondait en un seul contact physique.
A ce moment, le portable de Peter vibra régulièrement et de manière répétée, mais il l'ignora et prit Allen dans ses bras. Son esprit était un véritable capharnaüm, incapable de penser fixement. Il sentait en lui naître un sentiment de culpabilité qui se répandit à travers tout son corps, comme si le simple fait de le toucher était un crime dont il ne saurait se défaire.
"Allen, écoute."
"Peter, excuse-moi, Peter, j'ai été un idiot, excuse-moi, excuse-moi, je, s'il te plaît, je saurai me rattraper, je n'sais plus quoi faire, ma tête me brûle, mon esprit s'absente, mon cœur m'fait mal, c'est, j'sais plus quoi faire sans que j'fasse une connerie."
Peter essayait tant bien que mal de contrôler les tremblements de sa main au fur et à mesure qu'Allen se confiait à lui. Il ne savait plus ce qui était vrai ou faux, dans toutes ces paroles qu'il lui avait balancé les dernières fois où ils s'étaient vu, emplies de promesses foutues en l'air en un seul brisement de verre et des hurlements qui retentissaient dans la chambre. Le brun savait que ce n'était pas la faute du blond. Même s'il lui avait toujours tenu tête, même s'il avait toujours provoqué des crises en lui, il savait qu'Allen ne cherchait pas à mal faire.
C'était juste impossible pour lui de savoir la bonne décision à prendre et, soudainement, l'image d'Arthur lui apparut en tête. Assis sur le canapé, les pieds sur la table, les lunettes sur le nez, rivé sur son écran, le sourire aux lèvres en le voyant retourner de l'école. "Thom." Malgré son absence, Peter entendait clairement sa voix dans sa tête et, instantanément, il poussa doucement Allen et serra les poings.
"Allen, arrête, c'est fini. Même si, même si je sais que tu n'cherchais pas à mal faire, c'est fait, c'est fait. Rien d'autre. J'peux juste pas rester sur toi alors que tu m'repousses continuellement sans, sans chercher à comprendre POURQUOI et COMMENT ça arrivait. Tu restais toujours sur tes bases sans chercher les miennes. Je te l'ai dit et redit Allen, c'est terminé, c'est fini, j'en ai marre. Je suis désolé Allen, vraiment désolé."
et avant même qu'Allen ne puisse répliquer, les yeux humides, Peter lui tourna le dos d'un pas lourd et décidé sans jamais se retourner, les larmes aux yeux. Il glissa son doigt sur l'écran de déverrouillage pour reprendre l'appel manqué de tout à l'heure. Lorsque le téléphone décrocha, il n'attendit pas une seconde. "Arthur, retrouve-moi à Châtelet au niveau de la place Carrée. S'il te plaît." - " Bébé ? Qu'est-ce qu'il t'arrive? " Peter raccrocha, le cœur lourd. Il se mordit la lèvre inférieure tout en se dirigeant vers le métro.
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// Mar 1 Nov - 20:40
Arthur tremblait. Le froid venait lui mordre les joues, lui rougissait les mains et enlaçait le reste de son corps. Cachant la moitié de son visage dans son écharpe, sa seule source de chaleur, il se dépêchait d'atteindre l'appartement de Peter où il serait seul - le français n'en était qu'à son quatrième mois de stage. Les jours n'avaient plus vraiment de saveur et semblaient terriblement plus longs qu'avant. Les écouteurs enfoncés dans les oreilles, Arthur avançait au rythme de la batterie lourde et résonnante. Dégainant les clés de sa poche, l'anglais soupira. Il détestait le froid. Il détestait la chaleur, aussi. Alors qu'il s'apprêtait à glisser la clé dans la serrure, son geste fut interrompu par une voix familière qui se distingua par dessus la musique. « Peter est là? » L'anglais releva la tête et la tourna vers la source d'où provenait la voix. Lorsqu'il reconnu le visage de son interlocuteur, il ne prit même pas la peine de retirer ses écouteurs. « Non. » Le froid était une chose. Les glaçons qui servaient d'yeux à Allen, en étaient une autre. Dans tout les cas, subir les deux était insupportable. Arthur allait lui tourner le dos, lorsque sa voix lasse s'éleva une seconde fois. « Il est où? » Il soupira bruyamment. Tout dans son attitude était détestable. Sa voix, son ton supérieur, la dureté de son regard. Si Arthur avait été un gamin violent et mal élevé, il lui aurait probablement sauté dessus pour réussir à le faire taire, ou simplement, le faire disparaître de la vie de tout le monde, qu'il encombrait salement. Mais ça n'était pas lui. Et il devait penser à Thom. « Pas là? » Lâcha t-il, exaspéré. « Tu perds ton temps. » Lui adressant un dernier regard méprisant, Arthur se tourna vers la porte et s'enfuit à travers celle-ci. Son coeur battait à tout rompre et des centaines de pensées traversaient son esprit. Il aurait peut-être dû se taire. Il aurait peut-être dû lui répondre correctement. Tant pis, tant pis, tant pis. Enjambant les marches quatre à quatre, l'anglais se réfugiait de son chez lui, apaisé par l'odeur familière de l'appartement. Thomston lui manquait tellement. Il voulait l'enlacer, l'embrasser, sentir son corps près du sien, entendre son rire, entendre sa voix, il le voulait lui, maintenant, tout de suite. Il se laissa tomber sur le matelas, et se sentit sourire lorsqu'il entendit son téléphone sonner.
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// Jeu 24 Nov - 18:50
Norma inspira.
Ou plutôt, elle bailla bruyamment en mettant sa main devant sa bouche. Les yeux rouges, les cheveux ébouriffés, elle reniflait élégamment alors qu'elle remettait en place les épices dans leur rayon correspondant. Elle détestait ça. Elle détestait cette semaine et surtout, cette journée. Elle était la pire du mois -non, même de l'année. Jamais elle n'avait vécue pire situation que celle-ci. La blonde se frotta maladroitement l’œil droit et se retint de pleurer en repensant au malheur qui l'avait frappé, une semaine plus tôt, alors qu'elle était vêtue de la plus belle robe des princesses d'une couleur aussi pure que la neige. Arborant l'un de ses plus beaux sourires, posant pour les photos, elle était persuadée qu'elle finirai sa vie avec cet homme -ce même homme qui avait brisé tous ses rêves, un sourire de pédé aux lèvres. Il l'avait piétiné et humilié publiquement pour s'enfuir sans jamais se retourner, la laissant pour morte émotionnelle en plein milieu de l'église.
Norma se gratta le nez et regarda le plafond en levant les yeux. Elle ne devait surtout pas pleurer. Elle se tapa bravement sur le torse et ferma fortement les paupières avant de les rouvrir, déterminée à finir sa journée coûte que coûte. L'argent du mariage devait être rattrapé. Elle devait se rattraper. Elle prit en main les cartons qu'elle devait vider, puis se dédia entièrement à sa tâche, ignorant les vas-et-viens des clients, qui ne lui prêtaient même pas attention. Elle s'était même décidée à ignorer l'un d'entre eux qui ne semblait visiblement pas dans l'envie de la lâcher.
« Oui, oui. », répondait-elle distraitement. Elle voulait juste s'en aller le plus vite possible, avec le moins de contact possible. Pour son propre bien. La blonde ne pouvait s'empêcher d'essayer d'échapper au piège créé par ce satané client, et quand, distraite, il lui toucha l'épaule, elle eut une réaction immédiate.
« Pardon ? », demanda-t-elle, offusquée par ce contact bien trop familier à son goût.
« Tu dois t'y connaître en algérienne, non? Un peu comme toutes les nanas du coin. Pas vrai? »
Elle le dévisagea d'un air plus dégoûtée que jamais et mit des distances entre eux, qu'il comblait d'un pas.
« Je suis pas toutes les nanas du coin. Vous avez fini? Aller chercher ce que vous voulez non? », lui lança-t-elle de l'air le plus repoussé qu'elle pouvait avoir.
Le trentenaire soupira et lui lança un regard noir avant de s'avancer vers elle et de la pousser violemment. « Dégage sale pute! »
Norma se rattrapa de justesse aux étagères des rayons et, choquée, elle resta sans mot quelques minutes avant de se mettre à pleurer. Elle sentit son cœur la lâcher, les larmes qui lui montaient aux yeux ne pouvaient plus s'empêcher de sortir. Elle se cacha le visage dans les mains et se tourna vers les produits pour qu'ils cachent au moins son maquillage, maintenant dévasté. Elle sentit son être tout entier en pleine chute libre lorsqu'elle entendit la voix d'un autre homme l'interpeller. Prise de peur, elle se braqua instantanément.
« Il était plutôt sympathique. », ironisa-t-il, « Un vrai gentleman. »
Norma esquissa un sourire, prise de hoquets, mais ne releva pas la tête, honteuse d'être dans un tel état sur son lieu de travail. Est-ce qu'il l'avait vu pleurer ? L'homme lui tendit un mouchoir, qu'il lui força à prendre, et elle fit du mieux qu'elle put pour débarbouiller son visage.
« Merci. », lui dit-elle d'une petite voix, qu'elle tentait de maîtriser tant bien que mal, « Vous avez besoin d'aide? »
Elle releva la tête, et elle crut avoir un arrêt cardiaque en croisant ses yeux d'un bleu paradisiaque. Il était trop beau. Grand, brun aux yeux bleus. Oh boy. Elle se crut rêver avant qu'il ne l'en sorte.
« Ca ne serait pas vous qui auriez besoin d'aide? », lui demanda-t-il d'un sourire freedent white, « Vous êtes sûre que ça va? »
Norma secoua la tête de gauche à droite. Elle esquissa un sourire à demi-sincère. « Non ça ira merci. Qu'est-ce que vous cherchez? »
Son sourire charismatique se transforma en sourire gêné, qu'il tentait de dissimuler -dieu, qu'il était craquant-, et il redirigea son regard sur les produits des rayons. « J'aurais besoin d'aide pour faire une hollandaise. Vous voyez, j'ai- »
« Vous pouvez me tutoyer vous savez! Je dois avoir le même âge que vous. », s'empressa Norma, le rouge aux joues au fur et à mesure que le timbre de sa voix pénétrait dans ses oreilles, « Je pense? »
« Ah? Et bien alors (il hésita) tu pourrais me conseiller? j'avais prévu d'en faire ce soir et j'n'ai pas envie de prendre autre chose pour la remplacer. »
Norma fit mine de réfléchir. Elle sentit le regard de l'autre sur elle, et elle souhaitait paraître sous son meilleur jour -ce qu'il en restait du moins.
« T'auras besoin de séparer le blanc du jaune d'oeuf, du sel, du beurre et du poivre, et puis du citron. Après, il me semble que tu peux le personnaliser comme bon te semble. Voilà. », déclara-t-elle d'une traite, « Et pour les détails de la préparation, tu peux regarder sur internet, ils proposent pleins de bonnes astuces. »
[....]
« Incroyable Thom. », lança une autre voix, visiblement agacé, « On peut pas te laisser seul une seule seconde. »
Un autre homme aux cheveux courts bouclés -le nom Boucle d'Or frôla l'esprit de Norma- s'approcha d'eux et posa sa main sur l'épaule de Thom, qui semblait ne plus paraître aussi sûr qu'il l'était tout à l'heure.
« Mais je demandais de l'aide pour faire ma sauce. », riposta faiblement « Thom ».
L'autre soupira. « T'aurais dû me demander, je peux le faire. »
Thom fit la moue et haussa les épaules avant de lancer un regard complice à Norma. « C'est lui qui cuisine toujours. », lui chuchota-t-il.
« Thom, je t'entends tu sais. », lui avoua l'autre.
Thom ria nerveusement. Il était adorable.
« Et si on y allait? », proposa Boucle d'Or.
« Il est un peu tard oui. », répondit Thom en regardant sa montre, « Bon, bien merci et à la une prochaine fois Norma. », lui lança-t-il gaiement avant de tourner les talons.
« Mais comment- ? »
Elle regarda brièvement son nom, inscrit sur son badge, puis releva aussitôt la tête pour les suivre du regard, tandis que Boucle d'Or, le bras autour de la taille de son prince, s'en allait aux caisses rapides.
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